LA PERIODE MEDIEVALE

Le village médiéval s’est construit autour de son église au creux des collines qui surplombent le Rhône. La mention la plus ancienne de Saint-Marcel date de 877. Mais le toponyme est plus ancien.
Quand la féodalité triomphe, de nombreux co-seigneurs se disputent le pouvoir de justice. Un acte de 1247 règle provisoirement le litige en fixant la part de chacun. L’évêque de Viviers est alors le seigneur dominant.

A l’issue des conflits opposant les Croisés au Comte de Toulouse, la communauté acquiert en 1228 d’immenses étendues boisées sur le plateau près de Bidon. Elle a bientôt ses propres recteurs-syndics chargés de la gestion du quotidien et de la charité publique, alors que les consuls désignés par les seigneurs exercent le pouvoir de justice.

Parmi les puissances du moment figure le Commandeur des Hospitaliers de Saint-Jean installé près de Trignan.
Après le rattachement des terres de l’évêque de Viviers au royaume de France, le prélèvement fiscal s’alourdit.
Toutefois à la fin du Moyen-Age, malgré les crises de la guerre de 100 ans, malgré les épidémies de peste, Saint-Marcel-d’Ardèche prend le statut de ville, blottie dans ses remparts et ouverte sur le monde par ses trois portes du Rhône, du Ponteil et de Soubeyran, dominée à partir du XVème siècle par son clocher.