LA CHAPELLE SAINT SULPICE

Dans un cadre enchanteur, environnée de vignes et de bosquets, la chapelle Saint Sulpice, classée Monument Historique, est un des édifices patrimoniaux les plus attachants de l’art roman en Vivarais.

Il faut l’observer de loin d’abord, depuis le chemin qui à l’ouest part dans les bois au-dessus des vignes, de préférence quand les rayons du soleil faiblissent en fin de journée.

Elle fut construite au XIIème siècle, sans doute à l’emplacement d’une chapelle plus ancienne, dont on aperçoit les remplois (rinceaux, pampres), tant sur les parements intérieurs qu’extérieurs… Une pierre tombale de la fin du Xème ou du début du XIème siècle est encastrée dans un angle du mur ouest. Le texte en latin la dédie à Ingiranus décédé aux ides de mai.

L’histoire de la chapelle croise celle de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dont une commanderie fut installée au début du XIIIème siècle à proximité, de l’autre côté du vallon en allant vers l’est, sur une ancienne voie qui conduisait les pèlerins du Puy à Saint Gilles. Le Commandeur réussit en 1269 à étendre son pouvoir sur le « mas de Trignan », prélevant la dîme et exerçant sur les habitants du hameau son pouvoir de justice. Fortement endommagée pendant les troubles de la guerre de 100 ans puis par les guerres de religion, la chapelle fut restaurée au XVIIème siècle par l’Ordre de Malte, successeur de l’Ordre des Hospitaliers. A cette époque, on remplaça le toit de lauzes par des tuiles. On fit élever un clocheton carré aux baies cintrées. On reconstruisit la tribune intérieure.

Aujourd’hui, l’édifice se présente avec ses hauts murs percés de trous de boulins renforcés par de larges contreforts, son chevet à l’est. Au mur nord, une ancienne ouverture aujourd’hui bouchée est aux trois-quart couverte par les alluvionnements de pluies torrentielles. A l’intérieur, la nef de petite dimension, court sur deux travées voûtées en plein cintre. Elle s’ouvre sur une abside pentagonale avec de hautes niches faiblement creusées comme à Mélas et à Ruoms où l’influence carolingienne est encore sensible. Les ouvertures rares et petites éclairent faiblement la tribune du XVIIème siècle dont les murs sont couverts de graffitis qui remontent pour certains au début du XIXème siècle.

LA CHAPELLE SAINT JOSEPH

Bien plus récente que ses consœurs de Saint Julien et de Saint Sulpice, elle date du XVIIème siècle. De forme simple, décorée d’un œil de bœuf elle surplombe le village et la vallée. Un magnifique panorama s’offre à la vue.

Construite peu après 1660, elle dépend sous l’Ancien Régime d’une confrérie qui nommait un recteur chargé des offices.

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