EGLISE ET CHAPELLES

L’EGLISE PAROISSIALE

L’édifice actuel date de la seconde moitié du XIXème siècle, mais une église primitive existait au VIème siècle dédiée à Saint Marcel
De l’édifice précédent, remanié à maintes reprises, il ne reste plus que le porche et le clocher. Ce dernier lesquels date du XVème siècle, de style gothique provençal tardif, avec ses gargouilles, et son élégante flèche ornée de modillons.

L’ancienne église était située à l’emplacement de la place actuelle. La nouvelle est bâtie à l’opposé par rapport au clocher, sur l’espace correspondant à l’ancien cimetière et à des maisons démolies pour l’occasion.
L’ouvrage est confié à Bousquet, un architecte marseillais qui travaille dans la tradition de Viollet le Duc, en proposant un vaste édifice à 3 nefs d’inspiration gothique « en harmonie avec le clocher ». Les travaux débutent en 1862 et se poursuivent jusqu’ à la fin des années 1870 en se terminant par le fronton ogival du portail aux jambages décorés de quatre colonnettes. Les tourelles sont ajoutées pour consolider le clocher.
A l’intérieur, 8 statues sur piliers rappellent le martyr de Saint-Marcel, que le récit hagiographique situe en 177, ainsi que la transmission de son culte au cours des âges. Plusieurs tableaux rappellent la Crucifixion, la Nativité et Saint Marcel. Toutes ces œuvres sont du XIXème siècle.

LA CHAPELLE DES PENITENTS

Construite au cœur du village, tout près de l’ancienne cure, elle date du début du XVIIème siècle au moment de la Contre Réforme catholique. Dépendante de la confrérie des Pénitents Blancs qui outre leur vocation pastorale, s’occupaient des défunts et pratiquaient l’entraide.
En 1743, le mur ouest menaçant de s’effondrer, on jeta un arc au dessus de la rue de la cure pour l’appuyer contre la maison d’en face (aujourd’hui l’Oustaou). Cet arc est toujours en place.
Sous la Révolution, la chapelle servit un temps de salle de réunion à la société des Amis de la Constitution, particulièrement influente à Saint Marcel d’Ardèche.

Décorée de fresques contemporaines dans la seconde moitié du XXème siècle, elle est toujours un lieu de culte.

Lors de la tragédie de l’explosion de l’usine du Banc Rouge en 1962, elle tint lieu de chapelle funéraire.
A l’entrée une plaque rappelle cet épisode tragique de la vie saint marcelloise.

SUITE